N’importe quel mot de toi – MAGALI LACHUER

 J’ai le mal du carcéral. Depuis que je suis sortie, je ne rêve plus. Les relents des recoins obscurs de cette ancienne fabrique à monstres m’invitent à émettre d’étranges pensées et de profonds… Lire la suite

Le Coupable – MIKE KASPRZAK

Quand Victor s’est réveillé ce matin-là, il a ressenti d’affreux picotements un peu partout. Dans les orteils, les bras, les jambes et même les oreilles ! L’impression de s’être fait déchirer une partie de… Lire la suite

Clés – AHMED SLAMA

… tasse à la raideur conique, anse étroite, elle repose sur sa soucoupe, englobant cet espace creusé au milieu. Sur le liséré doré du sous-verre se côtoient une bûchette toute renflée de sucre… Lire la suite

Un vendredi matin – GABRIELLE JARZYNSKI

Nous sommes un vendredi matin. Ni trop froid ni trop sec. Un vendredi matin. À la bourre (encore). Cernée (encore). Endimanchée (encore) (et – est) (toujours). Je longe le cimetière du Montparnasse. La… Lire la suite

L’Avale-coeur – CATHERINE BIALAIS

Si on ne s’en sert plus, le cœur, ça s’épuise. Ça se ratatine. C’est un muscle après tout, ça doit travailler. Faire ses exercices quotidiens. Une, deux tractions. Pomper, pomper. Quelque chose quoi,… Lire la suite

spotter les baleines du Saint Laurent – CELINE GALASKA

« On-ne-dort-pas-sur-son-bureau-mademoiselle-Barsky ! » Tabarnak de quoi j’me mêle celle-là qu’est toute constipée, j’lui criss’rais bien ma main dans la figure (elle c’est ma collègue, une vieille sacoche). Elle s’prend pas pour du… Lire la suite

Sélection pour le Prix Sale temps pour les ours – CELINE GALASKA

Lundi 13 juin 2016, minuit vingt. Elle est tout juste sortie du four, et j’en ai les pulpes brûlées à force de l’avoir travaillée, retournée, défaite, refaite… La sélection des dix textes est… Lire la suite

Le porno n’est pas mort – ZIGGY KAIROS

Blogueuses mode, statistiques Google et panels de consommateurs s’accordaient sur un point : Amber et Zack Slider formaient le couple le plus sexy du moment. Une équipe de tournage suivait le moindre de… Lire la suite

Paillardise – SIM FROZEN

Assise contre un tilleul Tu miaulais sombre idiote En lisant de la poésie Comme on tartine son pain D’une confiture aux fraises Ça coulait çà et là Dégoulinait sur ta cuisse